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1- REVUE DE PRESSE - Publications

CHRONIQUE culturelleMag 2000, Septembre 07 – Vol. 7 – No 6 – «Il est venu le temps de l’art», page 76.
«…Alliant des symboles puissants à la force du sacré, les toiles que propose Danis envoûtent l’âme. Elle invite l’être humain à faire un profond voyage à l’intérieur de lui-même. S’imprégner de ses toiles, c’est s’engager à renaître continuellement, surtout quand on sait par où l’artiste est passée pour en arriver là.»

DATIN, Armelle, rédactrice en chef, Québec-France, magazine trimestriel de l’Association Québec-France, «Nos membres se distinguent – Une percée en France», automne 2006, p. 28.
«…L’artiste (Monique Danis) de la Mauricie a présenté son œuvre intitulée Ozias Leduc inspiré, toile réalisée en 2005 en hommage au célèbre peintre sacré à l’occasion du 50e anniversaire de son décès.»

LEMIEUX, Andréane, L’affiche – Quelques événements à souligner (MAG2000), septembre 2006, rappel de Dévoilement, exposition des œuvres des membres de L’œil Tactile, p. 37.

CHÂTEAUNEUF, Kim, Espace culturel (bulletin mensuel de la Corporation de développement culturel de Trois-Rivières), août 2006, p.11

«L’Œil Tactile dévoile sa deuxième exposition de l’été…Le public peut retrouver ou découvrir…Monique Danis…».

«Réunis dans un événement collectif au centre de diffusion en arts visuels L’Œil Tactile, les exposants poursuivent parallèlement une trajectoire distincte sur le marché de l’art.

C’est le cas notamment de l’artiste peintre Monique Danis invitée au Salon de peinture et de sculpture de Saint-Avertin, en France, (27 septembre – 8 octobre) organisé par l’Office du tourisme de Saint-Avertin – Côte Verte de Touraine. Le cadre d’accueil est une série d’événements nommés les «Automnales» qui permettent de valoriser dans la ville la culture sous toutes ses formes.

L’artiste de la Mauricie présentera son œuvre intitulée «Ozias Leduc inspiré», toile réalisée en 2005 en hommage au célèbre peintre sacré dont on soulignait le cinquantième anniversaire de son décès, à l’église Notre-Dame-de-la-Présentation.

En plus de l’exposition de sa toile, Monique Danis prononcera dans l’église de Saint-Avertin, une conférence sur le dernier grand œuvre d’Ozias Leduc au bénéfice du public français fréquentant les Automnales».

RIOUX, Gilles, Notes de voyage, no 93 de la revue Vie des Arts, Hiver 1978 – 1979, ayant pour thème À la recherche du Saguenay-Lac-Saint-Jean, p. 37.

«Il faut ici réserver une place particulière à une jeune femme dynamique et lucide dont l’œuvre est marqué d’une indéniable touche personnelle, Monique Danis. Dans les encres de couleur et le dessin à la plume, elle a trouvé un médium à la fois souple et précis, convenant à merveille aux recherches de caractère introspectif auxquelles elle se livre. (…) elle dépose une encre de couleur, plus ou moins diluée, qui s’étale et sert de tremplin à l’imagination, à la manière du vieux mur de Léonard de Vinci ; celui-là même que Max Ernst, Dali et les surréalistes surent explorer systématiquement. Puis la plume commence à errer, à gribouiller, à prendre un certain rythme, à tracer un lacis de lignes que l’esprit vient interpréter en lui assignant une identité que la main aura mission de préciser et d’achever. Une forme en engendre une autre. Une histoire se trame et s’amplifie. Un drame se tisse. Le hasard ayant été sollicité, l’esprit et la main le contrôlent et le relancent tour à tour jusqu’à ce qu’un point d’équilibre des éléments, ou une saturation de la feuille atteste que l’œuvre soit achevée.»

2- REVUE DE PRESSE - Presse écrite

FRUGIER, Jean-Pierre, SECTION Val-de-L’Indre, Châtillon-sur-Indre, France, La Nouvelle République, «Traverser l’océan pour se rencontrer», 8 octobre 2008, page 16

«Monique Danis explique sa démarche picturale (…)».

SECTION Agglo-Tours – Chambray-lès-Tours, France, La Nouvelle république, «Traverser, c’est parti», 4 octobre 2008, page 22

«Jeudi, Françoise Desrousseaux, première adjointe, Daniel Godefroy, président de Touraine-Québec et Monique Danis ont donné le signal du départ à cette Traverser devant les artistes peintres et plasticiens et de nombreux amis des deux provinces».

SECTION Agglo-Tours – Saint-Avertin, La Nouvelle République, France, «Une semaine d’arts franco-québécoise», 30 septembre 2008, page 17

«À l’affiche de ces journées, les artistes québécois de l’association de Mauricie, L’œil Tactile : (…) Monique Danis (…)».

PAILLÉ, Roland, Le Nouvelliste, chronique Gens d’ici, 25 septembre, page 26

«La directrice générale par intérim de La Fenêtre, Monique Danis, qui est une artiste renommée a offert une toile de grande valeur (…)»

TREMBLAY, Émilie, L’Hebdo Journal, Chronique Arts et spectacles, «L’art visuel d’artistes de la Mauricie traverse en France», 21 septembre 2008, page 27

«(…) Monique Danis (…) tous membres de L’œil Tactile, sont les artistes de la région qui participent au projet d’œuvre collective Québec/France».

CHRONIQUE Ça bouge en Mauricie, La Gazette de la Mauricie, «Traverser, un projet qui passe les frontières», 16 septembre 2008, page 3

«(…) Monique Danis (…) exposent devant l’œuvre collective qui sera transportée du côté de la France».

CHRONIQUE Arts visuels Week-end, Le Nouvelliste, «Projet Traverser», 13-14 septembre 2008, page E12

«(…) Monique Danis. Rappelons que ces artistes seront en France du 2 au 19 octobre pour exposer leurs œuvres et présenter des conférences sur l’art québécois (…)»

PAILLÉ, Roland, Le Nouvelliste, chronique Gens d’ici, 18 juillet 2008, page 28

«(…) sept artistes de la région vont se rendre en France en octobre pour y présenter une exposition en trois lieux différents en presque un mois. (…) Monique Danis (…) de Trois-Rivières compléteront ce collectif (…)

HOUDE, François, Le Nouvelliste, chronique Arts visuels, «La France au bout de la lunette, sept artistes d’ici exposeront en Touraine à l’automne», 5-6 avril 2008, page E11.

«…Monique Danis a utilisé des techniques mixtes sur toile pour réaliser deux œuvres intitulées Vitrail en cavale et La présentation de Marie, deux tableaux qui suggèrent le Moyen-Âge histoire d’évoquer la destination qui attend l’artiste au bout de sa traversée.»

CHRONIQUE culturelle, concernant Pour des siècles et des siècles «Exposition prolongée», Le Nouvelliste, 14 décembre 2006, page 38.

«…la Trifluvienne y présente sept huiles représentant des thèmes à caractère sacré…»

NOËL, Alex, lettre d’opinions concernant Pour des siècles et des siècles, «Une exposition hallucinante», Le Nouvelliste, 13 décembre 2006.

«Sous le thème du sacré, l’exposition formait un délire fiévreux d’images et d’émotions. (…) Ce qui est beau dans l’art c’est quand l’artiste est capable de livrer un message et que le visiteur s’y retrouve. C’est aussi quand le peintre semble laisser la place au spectateur pour faire sa propre interprétation. Bref, je crois que Monique Danis gagne à être connue.»

LEPAGE, Bernard, rédacteur en chef, L’Hebdo du Saint-Maurice, chronique Arts et Spectacles, Pour des siècles et des siècles, de Monique Danis, 9 décembre 2006. «Dans Pour des siècles et des siècles, Monique Danis présente sept huiles autour de thèmes à connotation sacrée. L’artiste évolue dans un univers pictural à saveur symboliste où les frontières géographiques et les barrières du temps n’ont pas de prise. Elle dévoile les traces d’un héritage religieux intemporel et universel sur les corps, principalement de femmes.»

BABILLARD, «Conférence – Association Québec-France Mauricie», Le Nouvelliste, 25 novembre, 2, 9 et 15 décembre 2006, invitation à une conférence de Monique Danis portant sur le rapprochement entre la France et sa production artistique.

CHRONIQUE culturelle, «Galerie d’Art le Sabord», Le Nouvelliste, 25 novembre, 2, 9 et 15 décembre 2006, concernant Pour des siècles et des siècles.

DAZELLE, Jean-Pierre, «Conférence et musique sacrée», La Nouvelle République (TOURS agglo), 6 octobre 2006

«Monique Danis, artiste, est à l’origine de la signature du Pacte d’amitié entre Touraine-Québec et Québec-France-Mauricie. Elle se consacre à la peinture et à la promotion de l’œuvre d’Ozias Leduc, peintre religieux, reconnu en juin 2005 comme patrimoine du Canada (…) Monique Danis expose actuellement une toile dans le cadre du Salon de peinture de l’office de tourisme à l’Atrium. Elle a été réalisée l’an dernier dans le cadre du 50e anniversaire de la mort d’Ozias Leduc et le représente en train de peindre».

HOUDE, François,, «Ozias Leduc raconté aux Français», Le Nouvelliste, 14 août 2006

«L’artiste mauricienne Monique Danis a été invitée à participer aux Automnales de Saint-Avertin, une manifestation artistique d’envergure dans une petite municipalité voisine de Tours. Elle exposera une toile qu’elle a réalisée l’an dernier dans le cadre du 50e anniversaire de la mort du peintre Ozias Leduc et prononcera également une conférence sur le dernier grand œuvre du grand artiste québécois.(…) elle compte bien visiter le plus d’églises romanes et médiévales possible pour en voir les fresques et les vitraux, une passion pour elle. «Ça s’inscrit dans ma démarche artistique globale. Je suis profondément interpellée par les traces de ce qu’il reste du questionnement des artistes du passé devant les grandes questions de l’existence (…)».»

CHRONIQUE culturelle, Le Nouvelliste, 30 avril 2005

«Le concert marquant le début des activités qui soulignent le 50e anniversaire de la mort du peintre Ozias Leduc a eu lieu samedi dernier à l’église Notre-Dame-de-la-Présentation à Shawinigan. (…) Monique Danis, peintre de l’œuvre (hommage).»

PARÉ, Yvon, «Un monde fascinant à explorer», Le Quotidien, 6 mai 1978.

«Monique Danis impressionne…Elle invente un monde puissant, évocateur, farouche, mythologique sur les bords… (…) Une démarche intéressante, un dessin qui prend des proportions apocalyptiques, mythologiques dans certains tableaux. (Elle) vient d’ouvrir, d’apercevoir un monde passionnant, envoûtant, fascinant. Reste à l’explorer, à le fouiller. Il y a encore bien des surprises.»

LAFORGE, Christiane, «Comme un soleil d’été», Le Quotidien, 27 août 1977.

«Monique Danis diffère du groupe. Sa peinture est nette, directe, ses contrastes sont crus. Les personnages un peu rigides ont une certaine force. Elle a du mouvement et elle en développe la plénitude quand le geste est le seule prétexte au tableau.»

PARÉ, Yvon, «Monique Danis, un monde onirique», Le Quotidien, 23 octobre 1976.

« (…) un peintre fertile, un peintre qui accouche de toiles riches, fécondes, débordantes de vie. Et après un temps d’arrêt, on commence à distinguer, à voir comme si la vue nous venait.

Pourtant on risque de tâtonner un peu…Le titre que l’artiste donne à chaque toile est comme une clef qui nous ouvre l’univers de la toile, qui nous fait pénétrer dans ce monde imaginaire, un peu fantastique.

(…) L’œil, le cercle est la constante, la présence. C’est en quelque sorte le ventre, le sein maternel d’où originent toutes les formes, toutes les couleurs... Un rayonnement ! Un sein, un œuf qui fait naître l’œil, le soleil, la femme, l’homme…

(…) La technique est sure, toute en nuances, en précisions…Les bruns, les verts et les bleus sont tendres, comestibles.»

3-REVUE DE PRESSE - Presse électronique

Entrevue à Radio-Canada (Mauricie), chronique artistique de l’émission Chez-nous le matin, animée par Louise Hamel, Trois-Rivières, 19 décembre 2006. (5 minutes 14) :

Louise HAMEL – Vous savez, le temps des Fêtes, c’est une course folle. Il y a toujours moyen de s’arrêter un peu et de réfléchir. Et il y a Monique Danis, la peintre, qui expose présentement à la galerie d’Art le Sabord à Trois-Rivières, qui nous offre une exposition, une réflexion, si on veut. Elle présente sept huiles autour de thèmes à connotation sacrée. Et vous allez voir que le sacré dans une œuvre, ça peut venir de très, très loin. Des fois, on ne sait pas qu’on va faire ce genre de toile-là. En tout cas, c’est ce que nous explique madame Monique Danis avec son exposition « Pour des siècles et des siècles ».

Monique DANIS – C’est un thème qui m’est arrivé un peu par surprise, je dois dire, après avoir interrompu ma production pendant plus de 22 ans. Je ne me suis remise à la création artistique qu’en septembre 2004 après avoir eu une rencontre un peu spéciale, je dirais même très inspirante, en visitant l’église Saint-Pierre de Shawinigan où il y a les vitraux de Guido Nincheri. J’avais la chance d’avoir un échange très intense avec un guide, à ce moment-là et, de fil en aiguille, finalement, j’ai été littéralement intimée de reprendre ma production artistique. C’est ce que j’attendais, selon toute probabilité, pour m’y remettre.

Alors, la première toile qui est arrivée, qui est née, est ici dans le cadre de l’exposition; c’est « Un destin nommé cathédrale ». Cette toile-là est née de la même façon que toutes les autres toiles sont nées, c’est-à-dire à partir de la toile blanche avec deux ou trois couleurs sur ma palette de couleurs. Et je me lance, un peu comme un nageur se lance au pied du tremplin, à partir de quelques taches disposées de façon totalement gratuites. Mais progressivement, chacune des formes, au fil de leur développement respectif, se mettent en interaction à un moment donné avec les formes voisines et, ultimement, ça crée un tout parfaitement structuré.

Louise HAMEL – On voit ici, quand même, il y a l’influence du vitrail, justement qui ressort.

Monique DANIS – Oui, tout à fait, et c’était ma grande surprise même si je suis une inconditionnelle du patrimoine culturel français sacré (église, cathédrale, abbaye, monastère); j’y vais très souvent. Alors, j’ai beaucoup d’éléments d’architecture de ces bâtiments-là qui viennent soutenir mon thème par des arcades, des colonnes, des vitraux, des rosaces, des gargouilles. Mais l’élément surprise, ça été de constater que j’y découvrais un thème sacré. Ça, je ne l’avais pas vu venir. Et je dois vous dire que, sans dire que j’étais dans l’inconfort, loin de là parce que j’étais très à l’aise avec la création qui venait de sortir, mais le thème en lui-même, j’ai dû l’apprivoiser. Cela m’a pris trois toiles pour le faire.

La deuxième m’a interpellée assez fortement, aussi, celle que j’ai intitulée Cathédrale dorée, « Cathédrale d’or », plus précisément, et dans laquelle on voit une femme qui est en quelque sorte un peu prisonnière d’un habitacle qui fait référence à un temple sacré. J’ai commencé à me questionner sur la provenance de ce sacré, ce qui m’a amenée à explorer l’univers d’Ozias Leduc à Shawinigan-Sud parce que, dans son dernier grand œuvre, c’est un artiste qui a parfaitement réussi à intégrer le profane et le sacré. Et je me suis dit : « Il y a quelque chose pour moi, il y a une réponse que je peux aller chercher-là ».

Parce que dans mes toiles qui ont des éléments sacrés, contiennent aussi beaucoup d’éléments profanes, beaucoup de corps, principalement de femmes, beaucoup d’animaux, et c’est comme, finalement, une espèce de dualité que je cherchais à identifier qui m’a amenée à faire une troisième toile, celle-ci, inspirée, en fait qui m’a fait rencontrer Ozias Leduc, d’une certaine façon. Et de cette toile-là, la femme, au lieu d’être à l’intérieur de la cathédrale, c’est la cathédrale qui est à l’intérieur de la femme. Et là, la paix s’est installée entre moi et mon thème à partir de ce tableau.

Louise HAMEL - Alors, un petit moment de recueillement. Si ça vous intéresse d’aller faire un tour voir les toiles de Monique Danis... Avec un peu de chance, l’artiste sera là pour vous expliquer sa démarche. C’est donc à la galerie d’Art le Sabord située sur la rue Laviolette, à Trois-Rivières. C’est juste en face du Musée québécois de culture populaire. On écoute encore quelques petites notes, ça fait du bien…

Radio Chrétienne de la Francophonie (RCF). Émission Sœurs jumelles, entrevue avec Monique Danis et Daniel Godefroy, Tours, France, 25 septembre 2006. (12 minutes) (EXTRAITS) :

ANIMATEUR - Bienvenue à notre émission «Sœurs jumelles». Bienvenue à Monique Danis.

Monique DANIS – Bonjour.

ANIMATEUR - Alors, vous êtes artiste peintre originaire du Québec. Donc du Canada.

Monique DANIS - Du Québec, d’une région qu’on appelle la Mauricie, un immense territoire situé entre Montréal et Québec.
...
ANIMATEUR – Et Monique Danis, vous êtes artiste peintre. Vous venez exposer à Saint-Avertin et donner une conférence le 8 octobre.
...
L’activité, Daniel Godefroy, ce sont les «Automnales», ce qui explique pourquoi Monique Danis est là.
...
Dans le cadre de cette activité, en partenariat avec l’Office du tourisme de Saint-Avertin, nous participons aux «Automnales», en particulier aussi avec l’Association Jeanne-d’Arc de Saint-Avertin. Donc, Monique va participer à la fois au Salon de peintures et de sculptures de Saint-Avertin et à la conférence dont elle a parlé tout à l’heure.
...
Donc, on peut voir vos toiles, Monique Danis.

Monique DANIS – J’apporte une toile qui est très significative pour ma propre démarche artistique mais aussi pour la région. Il se trouve qu’en Mauricie, il y a une petite ville dans laquelle se trouve une petite paroisse qui s’appelle Notre-Dame-de-la-Présentation. Et là, se trouve le dernier grand œuvre d’un très grand peintre sacré québécois du nom d’Ozias Leduc. Ma toile est une représentation de cet artiste tel que je le vois. C’est cette toile qui est exposée à l’Atrium.

ANIMATEUR – Jusqu’au 8 octobre. Elle a fait le voyage du Québec, cette toile!

Monique DANIS – Dans mes bagages. Et j’aurai le plaisir, étant donné que c’est un personnage qui n’est pas très connu, ou même pas du tout des Français, de le présenter en conférence, ce 8 octobre.

ANIMATEUR – Donc, ce sera le dimanche, 8 octobre, à 17h, à l’église Saint-Avertin. Il y aura également de la musique.
...
ANIMATEUR – Vous allez expliquer au public…

Monique DANIS – Je vais dans un premier temps situer la Mauricie, géographiquement et historiquement parce que c’est une région méconnue, bien qu’on voie de plus en plus de Français la visiter. Je vais situer ensuite le personnage, l’artiste en question, son style et ce qu’il a laissé comme patrimoine dans cette église vu que c’était son dernier œuvre. Il est important de situer son message.
...
ANIMATEUR – Ozias Leduc qui vous a quittés, il y a cinquante ans…

Monique DANIS – Oui, il est décédé en 1955. L’année dernière, en 2005, lors du cinquantième anniversaire de son décès, l’église a été reconnue comme patrimoine national. C’est un très grand hommage. Quelques années auparavant, elle avait été classée bien culturel au palier provincial.

ANIMATEUR – Quelques mots tout de même sur ce peintre sacré…

Monique DANIS – Ozias Leduc est un peintre qui est né à Mont-Saint-Hilaire, au sud-est de Montréal, et qui a réalisé, à l’époque, la décoration de 31 églises, cathédrales, chapelles. Mais il a aussi une abondante production profane. Il est à découvrir.

ANIMATEUR – Complètement. Dimanche le 8 octobre, à 17h, à l’église Saint-Pierre-Saint-Avertin dans le cadre des «Automnales». N’importe qui peut adhérer à l’Association Touraine-Québec?

Entrevue à Radio-Canada (Saguenay), «Chronique artistique» animée par Robert Morency, 15 mars 1981. Extrait :

Robert MORENCY : Vous présentez dans le couloir expo du Centre culturel de Chicoutimi une vingtaine de toiles (…). Parlez-nous d’abord de votre façon de travailler. Votre production est pleine de fantasmes.

Monique DANIS : C’est vrai. Ma manière de travailler se divise en trois étapes, c’est-à-dire que je débute par une phase très gestuelle, automatiste et que je veux ainsi, dans la jouissance. Le plaisir de la couleur et de la tache. Suit à cela une autre phase qui est moins longue mais tout aussi importante, la réflexion. J’essaie, dans la contemplation, de me laisser inspirée par les taches de manière à les développer en les articulant. Les taches me suggèrent des formes les unes après les autres. Cela constitue la troisième étape. Finalement en surgit un tout cohérent.

Fidèle, je suis scrupuleusement les suggestions qui m’arrivent. Je suis en communication directe avec la toile. Vers la fin, je sélectionne une série d’images que je considère plus forte en ce qui a trait au message.

Robert MORENCY : Cela exige pour vous beaucoup de disponibilité. J’ai l’impression que pour être sensible à tout ce qui se passe dans votre subconscient, vous devez choisir un moment approprié pour travailler. Vous devez laisser libre cours à un certain nombre de fantasmes qui ne sont pas nécessairement rassurant.

Monique DANIS : Par mes années d’expérience, j’ai développé une discipline rigoureuse qui me permet, dans un assez court laps de temps, de plonger directement dans le subconscient. Je favorise cette démarche de découverte pure. Mon aisance technique, le dessin notamment, mais aussi la couleur, est à mon service pour élaborer une dynamique picturale.

Robert MORENCY : Des éléments spécifiques, bizarres, reviennent régulièrement dans vos toiles. Je me demande si parfois ces apparitions ne vous inquiètent pas un peu. Pensons au Fou du roi aux allures de grand prêtre qui surgit dans de nombreuses toiles. Beaucoup de femmes, d’animaux…

Monique DANIS : Il est vrai que ces thèmes sont affolants. Je suis la première confrontée avec ces spectres. Mais je considère que j’ai besoin de cette intensité pour travailler. La provocation que les sujets exercent sur moi, m’énergise. Ces images extrêmement fortes, je veux les cerner, les comprendre. C’est évidemment psychanalytique. Il est clair que le Roi ou le Prêtre symbolisent des aspects dominants que je dois dénoncer pour l’emprise qu’ils exercent sur moi ou sur d’autres.

Les animaux accentuent une atmosphère ; tantôt on y sent la libération, tantôt l’agressivité ou la sexualité.

La femme qui est pratiquement omniprésente reflète le caractère profondément émotif de ma démarche. Je me révèle dans toutes les femmes qui s’y trouvent.

POUR ME REJOINDRE:
atelier@moniquedanis.com
CRÉDITS:
Photos phase 1: Monique Danis
Photos phase 2: Gilles Fortier
Photos phase 3 et 4: Michel Brière
Une réalisation Isocell
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